En vacances à Shippagan, un Montréalais réalise un documentaire sur l'Acadie

Publié le : 26 septembre 2008

Un jeune réalisateur de Montréal, Jean-René Beaupré, s'est intéressé à la société acadienne pour la réalisation d'un documentaire.

M. Beaupré dit toujours avoir été intéressé par l'Acadie. En vacances, cet été, à Shippagan, au Nouveau-Brunswick, il a décidé d'en faire un documentaire. Il est récemment retourné dans la Péninsule acadienne pour le tournage. Il est actuellement en prémontage, mais a déjà une bonne idée des thèmes qu'il abordera.

Jean-René Beaupré mentionne d'abord que son documentaire sera empreint de subjectivité, que la narration sera faite au «je» et qu'il ne prétend pas tout comprendre de l'Acadie.

Il parlera notamment d'exode, d'économie, de pouvoir et des relations entre les Acadiens et les Québécois. Selon lui, les gens à qui il a parlé ont grandement collaboré. Il a entre autres interviewé des pêcheurs et des entrepreneurs.

Un des premiers constats qu'il a fait est que le Québec devrait être l'allié numéro un des Acadiens. Selon lui, la Belle Province a ses lois et ses institutions qui favorisent les francophones. Les Acadiens, eux, sont minoritaires, dispersés et moins bien organisés. Il estime que les deux peuples seraient gagnants de développer davantage de liens; que la culture acadienne gagne à être connue.

Pendant son tournage, le réalisateur a aussi remarqué que les Acadiens, en général, ont accepté d'être deuxièmes dans leur province. Pas les Québécois.

De son point de vue, les Acadiens auraient avantage à posséder plus d'entreprises et à avoir une plus grande part du gâteau, détenu en majorité par les anglophones. Sa vision: plus un peuple a de l'argent, plus il a de pouvoir décisionnel.

En ce qui a trait aux relations sociales entre les Acadiens et les Québécois, il dit en avoir appris beaucoup. Il a perçu que les Acadiens avaient l'impression que les Québécois les regardaient de haut et qu'ils prétendaient tout savoir. Il a également eu une idée de ce que pensent plusieurs Acadiens des Québécois à travers les blagues. Celles qui mentionnent que les Québécois parlent fort et sont dérangeants.

Il avoue que plusieurs Québécois pensent que les Acadiens vivent de façon archaïque, comme le croient les Français au sujet des Québécois.

Jean-René Beaupré tient à souligner qu'il espère que la situation de l'Acadie s'améliore et que sa pérennité culturelle soit assurée dans le futur. Il y tient.