Nouvelle carte électorale: Tracadie-Sheila, Caraquet et Shippagan-Lamèque-Miscou perdraient et gagneraient

Publié le : 17 janvier 2013

(Tracadie-Sheila, 17 janvier 2013; 14h22) Une nouvelle carte électorale proposée pour le Nouveau-Brunswick réduit le nombre de circonscriptions électorales tout en visant à assurer la représentation efficace de tous les résidents. La Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation a rendu public son rapport préliminaire aujourd'hui.

La commission avait pour mandat de faire passer de 55 à 49 le nombre de circonscriptions électorales dans la province. Elle s'est servie du registre des électeurs fourni par Élections NB pour s'assurer que le nombre d'électeurs dans chaque circonscription soit le plus près possible du quotient électoral de 11 269 électeurs par circonscription.

À première lecture on note que des circonscriptions gagnent des régions par la disparition de la circonscription Péninsule-Centre d'autres perdent un peu de territoire.  Tracadie-Sheila ne semble pas bouger beaucoup.  Caraquet seraient emputées de plusieurs régions et la circonscription de Shippagan-Lamèque-Miscou grossirait sans aucune perte.

Caraquet deviendrait Caraquet-Centre-Péninsule et perdrait St-Léolin, Trudel, Pokemouche. et gagnerait Paquetville et Ste-Rose et Pont-Landry. Par contre Shippagan-Lamèque-Miscou gagnerait Pokemouche, Évangéline, Four Roads, Six Roads,

Bathurst, par contre ajouterait à son territoire St-Léolin, St-Isidore, Hacheyville, Duguayville, Bois-Gagnon, Tilley Road, Notre-Dame-des-Érables, Burnsville et St-Amateur.

Le rapport préliminaire est disponible sur le site Web de la Commission. Le calendrier de la deuxième série d'audiences publiques de la Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation se trouve ci-dessous. Les audiences auront lieu de 13 h à 15 h et de 19 h à 21 h dans chaque région.

●    Le 17 février, Caraquet, à l'hôtel Super 8 Caraquet
●    Le 18 février, Bathurst, à l'hôtel Atlantic Host, Salon B
●    Le 19 février, Campbellton, à l'hôtel Howard Johnson
●    Le 20 février, Edmundston, à l'hôtel Best Western Plus
●    Le 21 février, Grand-Sault, au Quality Inn Près du Lac
●    Le 25 février, Bouctouche, au Centre J.K. Irving, salle Guy A. Richard
●    Le 26 février, Sackville, au Tantramar Veterans Memorial Civic Centre
●    Le 27 février, Moncton, à l'hôtel Casino Nouveau-Brunswick, salle Monte Carlo
●    Le 1er mars, Miramichi, à l'hôtel Rodd Miramichi River
●    Le 4 mars, Saint John, à l'hôtel Delta Brunswick, salle de bal C
●    Le 5 mars, Woodstock, à l'hôtel Best Western Plus, salle Grafton
●    Le 6 mars, Fredericton, à l'hôtel Delta Fredericton, salle Governors A

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Projet de révision de la carte électorale : L’AFMNB et la SANB unissent leur voix pour dénoncer les changements proposés

Petit-Rocher, 17 janvier 2013 L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) dénoncent conjointement le projet de révision de la carte électorale provinciale, tel que proposé dans le rapport préliminaire présenté ce matin par la Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales et la représentation.

Trois constats surgissent rapidement à la lecture du rapport. Premièrement, la communauté francophone et acadienne voit son poids politique diminué à l’Assemblée législative, et ce, tant au niveau des régions rurales que des régions plus urbaines. En deuxième lieu, le critère de la langue n’a pas été un facteur déterminant dans l’analyse menant au redécoupage de la carte, ce qui est pourtant une obligation de la loi afin d’assurer la représentation effective des communautés linguistiques française et anglaise. À cet égard, on ne retrouve aucune donnée dans le rapport préliminaire quant au pourcentage que représentent les communautés francophones et anglophones dans les nouvelles circonscriptions. Finalement, des municipalités et des DSL se retrouvent dans des circonscriptions avec lesquelles elles ne partagent peu ou pas d’affinités et qui ne forment donc pas de véritables communautés d’intérêts. Une fois de plus, cette situation va à l’encontre du principe de la représentation effective prévu dans la loi et garantit par l’article 3 de la Charte canadienne des droits et libertés.

« Nous avions exprimé nos craintes, il y a quelques mois déjà, et nous constatons aujourd’hui qu’elles étaient fondées. La loi très restrictive qui a été imposée à la Commission est certainement la principale responsable. Mais en plus de cela, la Commission a fait fi de plusieurs principes fondamentaux qui auraient dû normalement orienter son travail et elle n’a pas utilisé toute la marge de manœuvre dont elle disposait pour atteindre une véritable représentation effective. C’est plutôt le principe de la parité électorale (une personne, un vote) qui a guidé son travail et le fait que 80 % des nouvelles circonscriptions ont moins de 2% d’écart au quotient électoral le confirme. Un vrai gâchis. Il n’y a pas d'autre mot pour qualifier ce qui est sur la table, c’est un véritable gâchis » a déclaré le président de l’AFMNB, monsieur Roger Doiron.

Les propos de M. Doiron trouvent écho à la direction générale de la SANB. « En plus d’être un changement drastique de ce que l’on connaissait comme représentation de la communauté francophone et acadienne à l’échelle provinciale, la Commission n’accorde pratiquement pas d’importance au critère de la langue alors que ça doit être un facteur essentiel qui doit être considéré dans une province comme la nôtre. La Commission devra assurément refaire ses devoirs en conséquence et en tenir compte sinon, il faudra commencer à se demander si la carte proposée

résisterait au test des tribunaux et ne violerait pas l’article 3 de la Charte », a affirmé le directeur général de la SANB, M. Bruno Godin.

Tant du côté de l’AFMNB et la SANB, on consultera ses membres dans les prochaines semaines et on cherchera à mieux comprendre les impacts de ce qui est proposé. Les deux organismes feront connaitre leur point de vue respectif suite à cela lors des prochaines audiences publiques de la Commission qui débuteront en février.