Le vieux prof de français que je suis

Publié le : 5 janvier 2016

(5 janvier 2016) Ce n’est plus un secret pour personne. Je suis un ex-enseignant de français toujours amoureux de la langue française.

Un collaborateur m’envoyait ce qui suit, probablement repiqué sur internet. J’ai trouvé l’idée si bonne que je te la livre tel que reçue. On utilise des expressions anciennes sans savoir leur origine. Voici quelques exemples.

Un lustre comme dans l'expression, "ça fait des lustres qu'on ne s'est pas vu". Le lustre est une période de 5 ans. C'est un terme d'origine religieuse.

Un for, comme dans mon for intérieur. Le for intérieur est le tribunal de la conscience.

Une lice, de l'expression, "le joueur entre en lice demain". La lice était une palissade puis est devenu le champs clos dans lequel se déroulaient les tournois et joutes.

Férir, "sans coup férir". Férir signifie frapper et son participe passé : féru, « être féru de quelque chose ».

Un crible, "passer au crible". Le crible étant un tamis.

Un fur, de "au fur et à mesure", fur et mesure sont en fait synonymes et signifie une proportion marquant une progression.

Bée, de "bouche bée". Bée est le participe passé du vieux verbe "béer" qui signifie grand ouvert. On a aussi conservé son participe présent : un trou béant.

Un huis, qui ne subsiste plus que dans le mot composé "huis-clos". Le huis est l'ancien nom de la porte (d'où huissier et huisserie).

Une sellette, de l'expression "être sur la sellette". La sellette était un petit siège bas sur lequel on faisait asseoir les accusés.

Maintenant, tu pourras te montrer savant en bonne compagnie. Tu n’as pas besoin de me citer… je ne suis pas l’auteur de ce qui précède, mais c’est vraiment le genre d’information qui me branche.

Ah oui, et puis Bonne année 2016 à toi et ta famille.

gilles gagné